Douleur à l'articulation du genou : attelles, injections et exercices pour soulager l'arthrose

Douleur à l'articulation du genou : attelles, injections et exercices pour soulager l'arthrose janv., 11 2026

Quand le genou fait mal : ce qui fonctionne vraiment

Si vous avez mal au genou chaque fois que vous marchez, montez les escaliers ou vous levez après avoir été assis longtemps, vous n’êtes pas seul. Près de 44 % des personnes de plus de 80 ans souffrent d’arthrose du genou. Ce n’est pas juste une question de vieillesse : c’est une usure progressive du cartilage, une inflammation et des changements osseux qui rendent chaque mouvement douloureux. La bonne nouvelle ? Vous n’avez pas besoin d’une prothèse pour retrouver une vie active. Trois approches non chirurgicales - les attelles, les injections et les exercices - ont fait leurs preuves. Et ensemble, elles peuvent changer la donne.

Les attelles : une aide mécanique qui réduit la pression

Imaginez que votre genou est une porte qui grince parce qu’elle est déformée. Une attelle unloader, c’est comme un coin sous la charnière : elle déplace le poids du côté endommagé vers le côté sain. Pour les 85 % de patients dont l’arthrose touche le compartiment médial (le côté interne du genou), cette simple correction mécanique peut réduire la douleur de 30 à 45 %, selon une méta-analyse de 139 études publiée en 2023. Le résultat ? Moins de douleur en marchant, en montant les escaliers, même en restant debout.

Les attelles coûtent entre 300 et 1 200 €. La plupart des assurances les couvrent partiellement, mais il faut une prescription et un ajustement par un orthésiste certifié. Un mauvais ajustement ? Ça peut irriter la peau, glisser ou ne rien faire du tout. Beaucoup de patients disent ressentir un soulagement immédiat - mais 47 % des avis négatifs sur Amazon mentionnent la gêne, la lourdeur ou les marques sur la peau. Le secret ? Ne pas l’essayer seul. Un bon ajustement prend 2 à 3 semaines d’adaptation. Et une fois bien positionnée, elle peut être portée toute la journée sans gêne majeure.

Injections : un soulagement rapide, mais temporaire

Quand la douleur devient insupportable, les injections semblent être la solution rapide. Trois types sont couramment utilisés : les corticoïdes, l’acide hyaluronique et le PRP (plasma riche en plaquettes).

Les injections de corticoïdes coûtent entre 50 et 150 € et apportent un soulagement en 48 heures, souvent durable entre 4 et 12 semaines. Mais attention : plus de 3 à 4 injections par an augmentent le risque d’endommager le cartilage restant. Le risque d’infection, bien que faible (0,1 à 0,7 %), existe. Beaucoup de patients disent que la piqûre elle-même est douloureuse - 57 % des critiques négatives sur Healthgrades mentionnent ce point.

L’acide hyaluronique, un liquide qui imite le fluide naturel du genou, coûte entre 500 et 1 200 € par injection, souvent en série de 3 à 5. Il soulage en moyenne pendant 12 à 22 semaines, selon les nouvelles formulations comme Gel-Syn 3, approuvée en 2023. Mais les études montrent que son efficacité n’est pas supérieure à celle d’une simple injection saline chez certains patients. Et sans exercice, le genou s’affaiblit davantage.

Le PRP, qui utilise votre propre sang enrichi en facteurs de croissance, coûte entre 500 et 2 000 € et n’est pas toujours couvert par l’assurance. Les données sont encore en cours, mais certains patients rapportent des améliorations durables. Le problème ? Il n’existe pas encore de protocole standardisé. Le choix de l’injection dépend de votre stade d’arthrose, de votre âge, de vos antécédents et de vos objectifs. Ce n’est pas un traitement de fond - c’est un coup de pouce.

Injection de corticoïdes dans un genou baigné de lumière dorée, dans un cadre clinique apaisant.

Exercices : la clé du long terme

Les exercices ne sont pas un complément. Ils sont la base. Une étude de 12 semaines montre que les exercices en piscine réduisent la douleur de 28,7 % sur l’échelle VAS, contre 22,3 % pour les exercices au sol. Pourquoi ? L’eau réduit la pression sur l’articulation tout en permettant de renforcer les muscles autour du genou - les quadriceps, les ischio-jambiers, les fessiers. Ces muscles agissent comme des amortisseurs naturels.

Les exercices efficaces incluent : des flexions du genou en position assise, des élévations de jambe droite, des demi-squats contre un mur, et des étirements quotidiens du tendon d’Achille et du muscle ischio-jambier. Une méta-analyse de 10 études a montré une amélioration moyenne de 8,2 degrés dans l’amplitude de mouvement du genou après 6 à 8 semaines de pratique régulière.

Le problème ? L’adhérence. 73 % des patients suivent les exercices pendant 3 mois, mais seulement 48 % après un an. Pourquoi ? Parce qu’il faut du temps, de la patience et de la constance. Les résultats ne viennent pas en une semaine. Mais ceux qui persistent disent : « J’ai moins mal non seulement au genou, mais aussi au dos et aux hanches. »

Quelle combinaison choisir ?

Les experts s’accordent sur un point : la meilleure approche, c’est la combinaison. Pas une seule solution, mais trois qui se soutiennent.

Si vous avez une douleur aiguë, une injection de corticoïdes peut vous permettre de reprendre vos activités. Pendant que la douleur baisse, commencez les exercices. Et portez une attelle pendant les sorties ou les activités physiques pour réduire la pression sur le genou. C’est ce que recommande le Dr Tuhina Neogi, spécialiste de l’arthrose à Boston : « L’association exercice + attelle + injections ponctuelles est la plus complète. »

Les données le confirment : à 12 mois, les patients qui combinent les trois approches ont 32,5 % d’amélioration fonctionnelle selon le score WOMAC, contre seulement 18,7 % pour ceux qui ne font que les injections. Et le coût ? Moins de 19 000 € par année de vie ajustée à la qualité (QALY), contre plus de 35 000 € pour une prothèse totale.

Personnes faisant des exercices dans une piscine lumineuse, renforçant les muscles autour du genou.

Les pièges à éviter

Il y a des erreurs courantes que beaucoup font - et qui nuisent plus qu’elles n’aident.

  • Ne pas porter l’attelle correctement : si elle glisse ou est trop serrée, elle ne fonctionne pas. Faites-vous aider par un professionnel.
  • Ne pas faire d’exercices après une injection : si vous vous reposez trop après une injection de corticoïdes, vos muscles s’affaiblissent. Continuez à bouger, même doucement.
  • Surutiliser les injections : plus de 3 à 4 par an augmente le risque de dégradation du cartilage. Ce n’est pas une solution à long terme.
  • Attendre trop longtemps pour agir : plus vous attendez, plus les muscles s’atrophient, plus la douleur s’installe. Agissez dès les premiers signes.

Comment commencer ?

Voici un plan simple pour les 3 prochaines semaines :

  1. Consultez un médecin pour confirmer le diagnostic et discuter des options.
  2. Si vous avez une déformation du genou (genou en varus), demandez une évaluation pour une attelle unloader. Un orthésiste vous ajustera.
  3. Commencez 3 séances d’exercices par semaine : 20 minutes d’étirements + 25 minutes de renforcement (exercices en piscine si possible).
  4. Si la douleur est intense, demandez une injection de corticoïdes - mais seulement comme un coup de pouce, pas comme une solution permanente.
  5. Après 6 semaines, réévaluez. Votre douleur a-t-elle diminué ? Votre mobilité s’est-elle améliorée ? Si oui, continuez. Si non, discutez d’autres options avec votre kinésithérapeute.

Il n’y a pas de miracle. Mais il y a une voie claire : une attelle pour réduire la pression, des exercices pour renforcer, et des injections pour calmer les poussées. Ensemble, elles vous permettent de garder votre genou - et votre autonomie - plus longtemps.

Les attelles pour l’arthrose du genou font-elles vraiment effet ?

Oui, surtout pour les patients avec une arthrose unilatérale (souvent du côté interne du genou). Les attelles unloader réduisent la douleur de 30 à 45 % en déplaçant le poids du compartiment endommagé. Elles sont particulièrement efficaces pour marcher, monter les escaliers et rester debout. Leur efficacité dépend d’un bon ajustement par un orthésiste certifié.

Quelle injection est la plus efficace pour la douleur au genou ?

Les injections de corticoïdes agissent le plus rapidement (48 heures) et sont bonnes pour les poussées aiguës, avec un soulagement de 4 à 12 semaines. L’acide hyaluronique agit plus lentement mais peut soulager jusqu’à 22 semaines. Le PRP est prometteur mais coûteux et moins standardisé. Aucune injection ne guérit l’arthrose - elles soulagent temporairement. Le choix dépend de votre stade de la maladie et de vos objectifs.

Est-ce que les exercices peuvent remplacer les injections ?

Pas entièrement, mais ils sont plus efficaces à long terme. Les exercices améliorent la force musculaire, la mobilité et réduisent la douleur de manière durable. À 12 mois, les patients qui font régulièrement des exercices ont 32,5 % d’amélioration fonctionnelle, contre 18,7 % pour ceux qui ne font que des injections. Les injections sont utiles pour calmer une crise, mais les exercices empêchent les crises de revenir.

Combien de temps faut-il pour voir des résultats avec les exercices ?

Il faut au moins 6 à 8 semaines de pratique régulière (3 séances par semaine de 45 à 60 minutes) pour remarquer une amélioration significative. Les gains en mobilité (comme une augmentation de 8,2 degrés d’amplitude de mouvement) et en réduction de douleur sont progressifs. La constance est plus importante que l’intensité.

Les attelles sont-elles couvertes par la sécurité sociale ?

En France, les attelles orthopédiques sont partiellement remboursées si elles sont prescrites par un médecin et approuvées comme dispositifs médicaux. Le remboursement est de 60 % du tarif de responsabilité, soit environ 180 à 720 € selon le modèle. Le reste est souvent couvert par une mutuelle. Il faut une prescription et un ajustement par un orthésiste agréé.

Puis-je faire les deux : attelle et exercices en même temps ?

Absolument. C’est même recommandé. L’attelle réduit la douleur pendant les activités, ce qui vous permet de faire vos exercices sans crainte. Les exercices renforcent les muscles, ce qui rend l’attelle plus efficace à long terme. Ensemble, ils forment un cercle vertueux : moins de douleur → plus d’activité → meilleure fonction → moins de douleur.